Alors qu’a commencé la « Fête des Lumières » à Lyon (du 5 au 8 Décembre 2009), le premier marché de Noel du commerce équitable s’est également tenu à Lyon ce weekend end. Ce marché est l’occasion de découvrir des produits équitables en dehors du cercle de la grande consommation. En effet, 93% de ceux qui achètent des produits équitables le font dans une grande surface. Les petits réseaux de distribution assurent la traçabilité de leurs produits.
Les exposants font ainsi découvrir les vêtements bio éthiques, les bijoux artisanaux, des objets de décoration, les produits alimentaires bio équitables ou encore des jouets (cf. article sur "la diversification des produits labélisés"). Ce premier marché du commerce équitable a pour but de rendre chacun acteur de sa consommation.
Il est important de rappeler que le commerce équitable permet de pouvoir garantir un salaire décent pour le travail effectué en s’assurant du respect de critères éthiques.
En quelques mots...
Les acteurs du Nord et du Sud ont élaboré la définition du Commerce Equitable comme étant : « un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »
Le commerce équitable repose sur trois dimensions complémentaires et indissociables :Une dimension socio-économique : échanges commerciaux équitables et développement durable ;Une dimension éducative pour d’autres modes de relations commerciales basées sur la confiance et la transparence ; Une dimension politique avec un engagement pour plus de justice dans les règles du commerce international.
Le commerce équitable repose sur trois dimensions complémentaires et indissociables :Une dimension socio-économique : échanges commerciaux équitables et développement durable ;Une dimension éducative pour d’autres modes de relations commerciales basées sur la confiance et la transparence ; Une dimension politique avec un engagement pour plus de justice dans les règles du commerce international.
lundi 7 décembre 2009
vendredi 4 décembre 2009
Quant le luxe devient équitable
La société a été crée au printemps 2005 par la femme de Bono, le chanteur de U2, Ali Hewson. Ce sont donc des personnalités pays développé qui se lance dans des projets aux vertus équitables.
Cette société c’est EDUN, qui devient ainsi l’un des pionniers dans le secteur des produits de luxes équitables.
Il y a donc du monde qui croient en la réussite de ce modèle de développement, mais pas seulement des personnalités puisque des grandes marques du luxe se mettent au commerce équitable, à l’image de LVMH. En effet, le géant du luxe a choisis d’investir et de parier sur EDUN. près de ….soit une participation de 50%
Le concept : c’est un projet pour un développement social de l’Afrique. Si vous achetez un vêtement EDUN, vous aurez la certitude d’avoir acheté un produit qui apporte une réelle aide aux travailleurs pauvres. Mais également qui n’aura pas été fabriqué par des enfants, soit un sujet d’actualité qui touche particulièrement l’opinion public aujourd’hui. Ce sont également des produits de qualité et à base de coton. EDUN prouve ainsi qu’on peut allier qualité, social et luxe.
Cette société c’est EDUN, qui devient ainsi l’un des pionniers dans le secteur des produits de luxes équitables.
Il y a donc du monde qui croient en la réussite de ce modèle de développement, mais pas seulement des personnalités puisque des grandes marques du luxe se mettent au commerce équitable, à l’image de LVMH. En effet, le géant du luxe a choisis d’investir et de parier sur EDUN. près de ….soit une participation de 50%
Le concept : c’est un projet pour un développement social de l’Afrique. Si vous achetez un vêtement EDUN, vous aurez la certitude d’avoir acheté un produit qui apporte une réelle aide aux travailleurs pauvres. Mais également qui n’aura pas été fabriqué par des enfants, soit un sujet d’actualité qui touche particulièrement l’opinion public aujourd’hui. Ce sont également des produits de qualité et à base de coton. EDUN prouve ainsi qu’on peut allier qualité, social et luxe.
Sur le catalogue , les modèles posent avec les produits EDUN de façon naturelle et non figé. Les mannequins sont issue d’horizons diffèrent afin de prôner la diversité (Asie, Afrique, Europe).
On se rend vite compte que l’on ne vend plus un produit mais un concept et des idées, un peu à l’instar de BENETON.
L’association des deux sociétés EDUN/LVMH est gagnant-gagnant :
- Il permet à LVMH d’embellir son image mais aussi de diversifier son activité en intégrant la branche de la mode contemporaine et éthique.
- EDUN pourra bénéficier du réseau, de la force de frappe aussi bien en marketing, distribution, ou de management à l’international d’un géant comme LVMH.
Ainsi, le secteur du commerce équitable semble être en plein essor, et EDUN en est un bon exemple puisqu'il prouve que des géants tels que LVMH s'y intéressent, et c'est loin d'être un hasard.
vendredi 20 novembre 2009
Réalité et limites du commerce équitable :
« Le commerce équitable, forme très innovante de rapports commerciaux, est de plus en plus connu du grand public. Si ses principes d’action restent simples à appréhender, les défis et problèmes qu’il doit relever au fur et à mesure de son développement, en font une grande aventure humaine à laquelle chacun peut et doit contribuer ». Pierre Johnson.
Au cours de ces 20 dernières années, le commerce équitable n’a cessé de croitre. Dans l’ensemble, la part de ce commerce reste encore faible mais tend à se développer. En effet, le nombre de producteurs, de produits et même de points de vente a considérablement augmenté. Dans les pays occidentaux, ce « mode de consommation » présente un aspect innovant et sympathique : celui des produits responsables et certifiés équitables. Le terme équitable a d’ailleurs une très bonne connotation auprès du public.
Les actions du commerce équitable s’inscrivent dans une dimension Nord Sud où les producteurs sont au Sud et les consommateurs au Nord. Le commerce équitable vise à établir des relations directes entre les deux intervenants. Les transactions reposent sur un prix juste symbole de confiance partagée et transparence.
L’un des résultats visibles du commerce équitable est la réelle amélioration des conditions de vie des producteurs du Sud. Cependant, des limites subsistent encore. La question du prix juste de rémunérations des producteurs reste une notion très subjective. Le prix légèrement élevé au prix du marché conventionnel rend ce marché accessible à une clientèle privilégiée. Son achat est un acte citoyen qui influe sur la régulation de l’économie mondiale.
Le manque de visibilité auprès du public est une autre préoccupation. Les points de vente, même s’ils sont largement en augmentation ces dernières années, sont encore insuffisants pour une fréquentation correcte et une bonne fidélisation de la clientèle. Cela conduit à une moins grande crédibilité du mouvement.
Le risque de banalisation est le fait que la croissance de l’influence du commerce équitable peut conduire à une banalisation et une perte d’influence du commerce équitable. Les consommateurs se sentiraient moins concernés et donc s’impliqueraient moins.
Le commerce équitable contribue à replacer l’homme au centre des échanges commerciaux.
Au cours de ces 20 dernières années, le commerce équitable n’a cessé de croitre. Dans l’ensemble, la part de ce commerce reste encore faible mais tend à se développer. En effet, le nombre de producteurs, de produits et même de points de vente a considérablement augmenté. Dans les pays occidentaux, ce « mode de consommation » présente un aspect innovant et sympathique : celui des produits responsables et certifiés équitables. Le terme équitable a d’ailleurs une très bonne connotation auprès du public.
Les actions du commerce équitable s’inscrivent dans une dimension Nord Sud où les producteurs sont au Sud et les consommateurs au Nord. Le commerce équitable vise à établir des relations directes entre les deux intervenants. Les transactions reposent sur un prix juste symbole de confiance partagée et transparence.
L’un des résultats visibles du commerce équitable est la réelle amélioration des conditions de vie des producteurs du Sud. Cependant, des limites subsistent encore. La question du prix juste de rémunérations des producteurs reste une notion très subjective. Le prix légèrement élevé au prix du marché conventionnel rend ce marché accessible à une clientèle privilégiée. Son achat est un acte citoyen qui influe sur la régulation de l’économie mondiale.
Le manque de visibilité auprès du public est une autre préoccupation. Les points de vente, même s’ils sont largement en augmentation ces dernières années, sont encore insuffisants pour une fréquentation correcte et une bonne fidélisation de la clientèle. Cela conduit à une moins grande crédibilité du mouvement.
Le risque de banalisation est le fait que la croissance de l’influence du commerce équitable peut conduire à une banalisation et une perte d’influence du commerce équitable. Les consommateurs se sentiraient moins concernés et donc s’impliqueraient moins.
Le commerce équitable contribue à replacer l’homme au centre des échanges commerciaux.
vendredi 13 novembre 2009
Territoires de Commerce Equitable

La campagne "Territoires de Commerce Equitable"
La plate forme pour le commerce équitable (PFCE), Max Haavelar et la Fédération des Artisans du Monde s’associent pour le développement d’une campagne intitulée : « TERRITOIRES de Commerce Equitable ». Initié à l’origine par Max Haavelar, cette campagne se veut être une démarche de progrès et un engagement sur le long terme.
Grâce à la proximité des collectivités locales, Max Haavelar espère sensibiliser les citoyens sur les enjeux que représentent actuellement le commerce équitable.
Quels sont les enjeux de cette campagne ? La principale est d’étendre le développement du commerce équitable ; comprendre ce qu’est le commerce équitable, le faire connaître et inciter à consommer « plus équitable ». Le deuxième enjeu est de favoriser l’accessibilité des produits. Enfin cette campagne est l’occasion de créer un Conseil local.
Une phase d’expérimentation a d’ors et déjà débuté dans les villes de Paris, Lyon, Nantes, Région Nord Pas-de-Calais, Mouans-Sartoux.
Le titre « territoire de commerce équitable » est déjà un titre convoité par 16 collectivités.
La plate forme pour le commerce équitable (PFCE), Max Haavelar et la Fédération des Artisans du Monde s’associent pour le développement d’une campagne intitulée : « TERRITOIRES de Commerce Equitable ». Initié à l’origine par Max Haavelar, cette campagne se veut être une démarche de progrès et un engagement sur le long terme.
Grâce à la proximité des collectivités locales, Max Haavelar espère sensibiliser les citoyens sur les enjeux que représentent actuellement le commerce équitable.
Quels sont les enjeux de cette campagne ? La principale est d’étendre le développement du commerce équitable ; comprendre ce qu’est le commerce équitable, le faire connaître et inciter à consommer « plus équitable ». Le deuxième enjeu est de favoriser l’accessibilité des produits. Enfin cette campagne est l’occasion de créer un Conseil local.
Une phase d’expérimentation a d’ors et déjà débuté dans les villes de Paris, Lyon, Nantes, Région Nord Pas-de-Calais, Mouans-Sartoux.
Le titre « territoire de commerce équitable » est déjà un titre convoité par 16 collectivités.
Une diversification des produits labéllisés
Si initialement on entendait par produits équitables des denrées alimentaires de base tel que le riz, les bananes, ou encore les céréales…Aujourd’hui, le succès du commerce équitable est tel que la gamme de produit s’est bien élargie à tel point que l’on peut retrouver du Fair Trade dans à peu prêt tous les produits du quotidien que n’importe quel fan de développement durable pourrait avoir dans son caddie.
On dénombre près de 2000 produits issus du commerce équitable :
Alimentation : le chocolat, le café, biscuits en tout genre
Musique : avec la fabrication artisanale d’instruments de musique
Cosmétique : après-rasage, savon, déodorant…
Habillement : écharpe, t-shirt, sac…
Bijoux : boucle d’oreille, collier,…
Art & déco : services et set de table,…
Jouet : généralement des jouets en bois
Soit des produits fabriqués à partir de produits naturels, qui respectent l’environnement, donc aux normes du commerce équitable. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’achat responsable et une démarche sociale.
La gamme ne finis pas de s’agrandir mais reste, pour l’instant sur des achats de petits produits quotidiens.
Mais peut-être qu'un jour on verra apparaître également des téléphones portables équitables, des ordinateurs équitables, et bien d'autres choses encore. A l'instar de Bic qui a développé sa stratégie dans les produits en plastique jetable : rasoir, stylo, briquets…. Et ils ont très bien réussis. En revanche, ils se sont réellement ramassés sur des produits comme le téléphone portable Bic ou les parfums Bic dont les consommateurs n'ont pas su faire le lien entre plastique recyclable et le parfum.
Nous sommes donc clairement dans une stratégie de diversification en offrant une gamme de produits toujours plus étoffés, stratégie qui a ses limites comme nous avons pu le voir dans le cas Bic.
On dénombre près de 2000 produits issus du commerce équitable :
Alimentation : le chocolat, le café, biscuits en tout genre
Musique : avec la fabrication artisanale d’instruments de musique
Cosmétique : après-rasage, savon, déodorant…
Habillement : écharpe, t-shirt, sac…
Bijoux : boucle d’oreille, collier,…
Art & déco : services et set de table,…
Jouet : généralement des jouets en bois
Soit des produits fabriqués à partir de produits naturels, qui respectent l’environnement, donc aux normes du commerce équitable. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’achat responsable et une démarche sociale.
La gamme ne finis pas de s’agrandir mais reste, pour l’instant sur des achats de petits produits quotidiens.
Mais peut-être qu'un jour on verra apparaître également des téléphones portables équitables, des ordinateurs équitables, et bien d'autres choses encore. A l'instar de Bic qui a développé sa stratégie dans les produits en plastique jetable : rasoir, stylo, briquets…. Et ils ont très bien réussis. En revanche, ils se sont réellement ramassés sur des produits comme le téléphone portable Bic ou les parfums Bic dont les consommateurs n'ont pas su faire le lien entre plastique recyclable et le parfum.
Nous sommes donc clairement dans une stratégie de diversification en offrant une gamme de produits toujours plus étoffés, stratégie qui a ses limites comme nous avons pu le voir dans le cas Bic.
vendredi 6 novembre 2009
Les dérives du commerce équitable…
Les commerce équitable est louable, mais de plus en plus de voix s’élève pour critiquer un système jugé ambiguë.
En effet, on pointe du doigt le fait que le commerce équitable ne serait qu’une nouvelle invention marketing qui ouvrirait ainsi une nouvelle niche commerciale. Les autres acteurs du marché ne jouant pas le jeu, le Fair Trade est condamné à ne pas avoir l’essor escompté.
Par exemple, les grandes surfaces utilise les produits étiqueté « commerce équitable » pour redorer leur image en les mettant en avant, et applique pourtant les mêmes conditions de ventes et de contrat (marges, paiement à 90 jours, reprises des invendus…).
Aussi les retombées économiques pour les petits producteurs ne seraient pas celle attendus, car ils toucheraient seulement 50 euros brut par producteur et par an. Donc avant imposition, droits de douanes, frais…
Un effet négatif se ferait également sentir, bien qu’il soit secondaire, il est tout de même à considérer :
Le fait d’augmenter la production mondiale avec des producteurs dit « commerce équitable », ce qui fait baisser mécaniquement le prix des produits du même type dit basic (loi de l’offre et de la demande) et donc enfonce un peu plus les producteurs non labélisés.
Ainsi le commerce équitable fait l’effet d’une subvention avec les effets pervers que l’on connaît, c'est-à-dire la des activités non rentable qui survivent de manière artificielles.
En effet, on pointe du doigt le fait que le commerce équitable ne serait qu’une nouvelle invention marketing qui ouvrirait ainsi une nouvelle niche commerciale. Les autres acteurs du marché ne jouant pas le jeu, le Fair Trade est condamné à ne pas avoir l’essor escompté.
Par exemple, les grandes surfaces utilise les produits étiqueté « commerce équitable » pour redorer leur image en les mettant en avant, et applique pourtant les mêmes conditions de ventes et de contrat (marges, paiement à 90 jours, reprises des invendus…).
Aussi les retombées économiques pour les petits producteurs ne seraient pas celle attendus, car ils toucheraient seulement 50 euros brut par producteur et par an. Donc avant imposition, droits de douanes, frais…
Un effet négatif se ferait également sentir, bien qu’il soit secondaire, il est tout de même à considérer :
Le fait d’augmenter la production mondiale avec des producteurs dit « commerce équitable », ce qui fait baisser mécaniquement le prix des produits du même type dit basic (loi de l’offre et de la demande) et donc enfonce un peu plus les producteurs non labélisés.
Ainsi le commerce équitable fait l’effet d’une subvention avec les effets pervers que l’on connaît, c'est-à-dire la des activités non rentable qui survivent de manière artificielles.
Rencontre...
Aujourd’hui, Vendredi 6 Novembre 2009, Dominique Perron Rousset a rencontré Jean Pierre Blanc dans le cadre des « Entretiens Privés ».Jean Pierre Blanc est le Directeur Général de Malongo, et est à l’origine du torréfacteur azuréen dans les années 90. Une rencontre a changé sa vie, il s’agit du Padre Van Der Hoff au Mexique en 1992. Ce dernier a consacré sa vie à la défense des défavorisés au Chili et Mexique. Cette rencontre a convaincu Jean Pierre Blanc de s’investir dans le domaine du commerce équitable et à travailler avec les petits producteurs.
Maintenant Jean Pierre Blanc est un patron emblématique, à l’initiative du commerce équitable dans la grande distribution.
L’intégralité de son interview est disponible sur :
http://www.webtimemedias.com/webtimemedias/wtm_article53919.fr.htm
Inscription à :
Articles (Atom)